THIERRY DUBRUNFAUT  /PHOTOGRAPHY  > CV

Born 20th May 1955, Tournai, Belgium. Golden Palm Award 2003 in Cannes (photo campaign for Amnesty International). Publicity and personal work throughout Europe and The United States. The colormetric work, as well as the abstract nature of most photographs are obtained photographically and chemically without computer assistance.

Thierry Dubrunfaut inscribes his approach in the heritage of observers of the flower, first botanists, such as Charles Darwin in his meticulous and passionate study of the orchid and its interactions with insects but also and above all painters in their ability to multiply stories by focusing on the beauty of living things.

We think of the still lifes of the Flemish masters or more recently of the mysterious and timeless bouquets of the “Bolognese hermit”, Giorgio Morandi. We can also see the influence of photographers such as Irving Penn and Robert Mapplethorpe, these inventive practitioners who have captured the elusive strangeness of their model. Like them, Thierry Dubrunfaut makes himself available to him, the flower. He wants to think with her and approach the irreducible singularity of each of her. He places his approach in a relationship of empathy with her. An experimental practice that recalls the words of anthropologist Michael Taussig in his reading of mimesis as “affective ecology”: “A sensual moment of knowledge which includes for the knowing agent to succumb and to let himself be drawn into the unknown . ”

Né le 20 mai 1955 à Tournai, Belgique. Golden Palm Award 2003 à Cannes (campagne photo pour Amnesty International). Publicité et travail personnel dans toute l'Europe et aux États-Unis. Le travail colorimétrique, ainsi que la nature abstraite de la plupart des photographies sont obtenus photographiquement et chimiquement sans assistance informatique.

Thierry Dubrunfaut inscrit sa démarche dans l’héritage des observateurs de la fleur, les botanistes d’abord, tel Charles Darwin dans son étude méticuleuse et passionnée de l’orchidée et de ses interactions avec les insectes mais également et surtout les peintres dans leur capacité de multiplier les récits en s’attardant sur la beauté du vivant. On pense aux Natures Mortes des maîtres flamands ou plus récemment aux bouquets mystérieux et intemporels de “l’ermite bolonais”, Giorgio Morandi. On discerne également l’influence de photographes tels Irving Penn ou Robert Mapplethorpe, ces praticiens inventifs ayant su capter l’insaisissable étrangeté de leur modèle. Comme eux, Thierry Dubrunfaut se rend disponible à son sujet, la fleur. Il veut penser avec elle et approcher l’irréductible singularité de chacune d’entre elle. Il inscrit sa démarche dans une relation d’empathie avec elle. Une pratique expérimentale qui rappelle les mots de l’anthropologue Michael Taussig dans sa lecture de la mimesis comme “écologie affective” : “Un moment sensuel de la connaissance qui inclut pour l’agent connaissant de succomber et de se laisser entrainer dans l’inconnu.”