EDOUARD BUZON  /PAINT  > CV

" The photo is for me the privileged witness of a moment, of a place, of a journey, of things that I need to share ... it will be a basis on which I will integrate elements of my own, signs, symbols, numbers, letters, arrows, crosses, words or snatches of sentences I immerse myself in the world we live in and then I try to freeze it in time. The layers of colorless varnish or mixed with pigments make up the basis of the work. I varnish, I sand, I varnish, I sand five or six times until something sets, is born, comes out, or things become cohesive, mature over time. It may take two or three months. The layering of varnish gives the illusion of depth and also of material while everything is smooth. In my paintings, space is structured by broad horizontal bands, as if there were several horizons, multiple perspectives. If I put characters, they are more silhouettes, unidentified presences-absences that are located in light sources, opening games, signified by doors, windows, through which the spectator directs his gaze. "

" La photo est pour moi le témoin privilégié d’un moment, d’un lieu, d’un voyage, de choses que j'ai besoin de partager… elle va être une base sur laquelle je vais intégrer des éléments à moi, des signes, des symboles, des chiffres, des lettres, des flèches, des croix, des mots ou des bribes de phrases. Je m’imprègne du monde dans lequel on vit puis je tente de glacer cela dans le temps.

Les couches de vernis incolores ou mêlées de pigments composent la base du travail. Je vernis, je ponce, je vernis, je ponce cinq ou six fois jusqu’au moment ou quelque chose se fixe, naît, ressort, ou les choses deviennent cohérentes, prennent de la maturité avec le temps. Ça peut prendre deux ou trois mois. La superposition de vernis donne l’illusion de profondeur et aussi de matières alors que tout est lisse. Dans mes tableaux l espace est structuré par de larges bandes horizontales, comme s’il y avait plusieurs horizons, des perspectives multiples.

Si je mets des personnages ce sont plus des silhouettes, des présences-absences non identifiées qui se situent dans des sources lumineuses, des jeux d’ouverture, signifiés par des portes, des fenêtres, a travers lesquels le spectateur dirige son regard."