ANTOINE GAMARD  /PAINT  > CV

Antoine Gamard was born in 1977. He graduated from the National School of Fine Arts in Paris. In the studio of painter Claude Viallat he began to study the meaning given to logos. His research around the "visual translation" of the brand image continues in screen printing with the group brought together by Michel Salsmann from 1999 to 2003 and then within the communication agency DDB Paris. Several periods follow one another in his work. The most radical turning point was marked by the decision to incorporate in his paintings representatives of the animal kingdom which are inscribed, like a surrealist collage, in an urban setting woven with graffiti. It is a dreamlike world that he depicts where awe at Creation clashes with our contemporaneity.

 

Beyond the letters and colors, a unique and focused look at the world emerges. Its graffiti tells the beautiful, sad and poetic story of the metropolises. They are the memory of cities and this trace will be the expression of its history, its outlook and its subversion or its attachment to a school. This trace will be Art ... 

 

The writing is as wild as the myths it encounters.

 

In his representation of the Stations of the Cross, inaugurated at Saint-Sernin Basilica in Toulouse in 2020, the artist uses a succession of words to set the scene. His graffiti is the backdrop: a vision of reality where a verb in verve seeks to delve into the interstices. Where are we really? A fragile-precarious world unfolds where graffiti clashes with Nature. A facade opposition since these two elements have in common the ephemeral character of their essences. Gamard uses a process where the unknown of the work is at the same time the utopia of his saying ...

Antoine Gamard est né en 1977.

Il est diplômé de l’École nationale supérieure des beaux-arts de Paris. Dans l’atelier du peintre Claude Viallat il commence à étudier le sens donné aux logotypes. Sa recherche autour de la « traduction visuelle » de l’image de marque se poursuit en sérigraphie avec le groupe réuni par Michel Salsmann de 1999 à 2003 puis au sein de l'agence de communication DDB Paris. Plusieurs périodes se succèdent dans son oeuvre. Le tournant le plus radical est marqué par la décision d’intégrer dans ses toiles des représentants du règne animal qui s’inscrivent, tel un collage surréaliste, dans un décor urbain tissé de graffitis. C’est un monde onirique qu’il dépeint où l’émerveillement face à la Création s’oppose à notre contemporanéité.

Au-delà des lettres et des couleurs, découle-à-l’inverse un regard singulier et posé sur le monde. Ses graffitis racontent l’histoire belle, triste et poétique des métropoles. Ils sont la mémoire des villes et cette trace sera l’expression de son histoire, de son regard et de sa subversion ou de son attachement à une école. Cette trace sera l’Art…

​L'écriture est sauvage tout autant que les mythes qu’elle côtoie.

​Dans sa représentation du chemin de croix, inauguré à la basilique Saint-Sernin de Toulouse en 2020, l’artiste utilise une succession de mots pour planter le décor. Ses graffitis sont le décor : une vision du réel où un verbe en verve s’attache à fouiller les interstices. Où sommes-nous réellement ? Un monde fragile-précaire se dévoile où les graffitis s’opposent à la Nature. Une opposition de façade puisque ces deux éléments ont en commun le caractère éphémère de leurs essences. Gamard utilise un processus où l’inconnu de l’oeuvre est en même temps l’utopie de son dire...